[Conte] Le petit ballon qui voulait voyager

Genres littéraires : Aventure, Contes philosophiques, Fable, Littérature jeunesse, Poétique

Le petit ballon qui voulait voyager

Bôdruche, ballon de Morgane, tout joyeux,
Fatigué de la routine et des jours ennuyeux.
Rêvait d’aventures, de terres inconnues,
De découvrir des amis, des horizons perdus.

Un soir de silence, quand la maison dormait,
Il s’échappa, curieux, sans bruit, sans regret.
Par la cheminée, il s’élança dans la nuit,
Attiré par les lumières qui scintillaient sans bruit.

Les rues étaient pleines de joie et de querelles,
Rires et chansons, sous la lune si belle.
Mais voilà qu’un chat grognon, au regard méfiant,
Croisa son chemin, triste et déprimant.

Bôdruche, sans peur, s’approcha de la bête,
Pensant qu’au fond, ce chat pourrait être une fête.
Mais le félin, grognant, le griffa sans pitié,
Le ballon s’éloigna, sans même un regret.

Il tenta sa chance près d’un couple charmant,
Qui le prit dans ses mains, accueillant et aimant.
Mais à la fin de la fête, la jeune femme, lasse,
Abandonna le ballon, sans un geste, sans trace.

Déçu, mais sans haine, il s’envola dans le ciel,
En observant les étoiles, loin de ce réel.
Quand un grand oiseau, majestueux, arrogant,
Lança un défi, fier et triomphant.

Le ballon, audacieux, s’élança dans le vent,

S’envolant plus haut, plus loin, défiant le temps.
Mais l’aventure, folle et pleine de danger,
Le fit ralentir, cherchant un peu de légèreté.

Fatigué, il se posa près d’une rivière,
Observant les pêcheurs, dans leur guerre solitaire.
Deux frères luttaient contre un brochet géant,
La solidarité brillait dans un éclat vibrant.

Quand le poisson emporta l’un des frères,

L’autre sauta, bravant la peur, sauvant son pair.
Bôdruche, témoin de cette force unie,
Comprit que l’amour chez soi était infini.

Rentré chez lui, par la coquette cheminée,
Il se coucha, pensif, et se sentit complet.
S’il voyageait encore, il saurait désormais,
Que la maison et l’amour sont les plus beaux secrets.

Plus sage, il continuerait à découvrir,
Savoir choisir ses amis, mais aussi fuir.
Car après tout, il savait maintenant,
Que chez soi, il trouverait toujours son vent.

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